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Usages des logiciels libres dans le système éducatif sénégalais : un défi pour les autorités, une réponse pour les enseignants

Intervenant(s) : Papa Seck
Langue : Français Niveau : Débutant Type d'événement : Conférence
Date : Jeudi 8 juillet 2010 Durée : 40 minutes
Cette conférence été annulée, M Papa SECK n’ayant pas pu obtenir de visa pour venir en France. La cause de refus du visa n’est pas encore connue.

Résumé

Issus du monde l’enseignement, les logiciels libres offrent aujourd’hui de réelles possibilités en matière d’éducation et de formation mais apportent aussi des réponses valables aux nombreuses questions suscitées par la forte demande en éducation, la rareté des ressources et la pénurie d’enseignants constatée dans la plupart des pays africains.

La question que nous nous proposons de développer revêt alors une importance et un enjeu capital pour nos pays qui sont tous confrontés à des problèmes politiques, économiques et sociaux considérables. Généralement dans nos pays, les politiques éducatives sont souvent clairement définies et les programmes scolaires mûrement réfléchis et déclinés suivant des objectifs que tout le monde comprend, mais malheureusement les moyens humains, matériels et financiers ne suivent pas toujours.

Face à une telle situation et suivant l’importance de l’enjeu, il est indéniable que l’une des premières choses à faire pour nos dirigeants c’est de saisir l’opportunité que nous offrent ces technologies de l’information et de la communication qui participent fortement à l’éducation des populations, à la consolidation de la démocratie, au renforcement des libertés individuelles, à la mise en place de solidarités communautaires et à l’émergence d’une forte conscience citoyenne, etc.

L’autre chose qu’il faudra vite faire, c’est mettre les moyens nécessaires pour introduire et développer l’enseignement des sciences informatiques dans les écoles afin de préparer nos enfants aux défis de demain.

Au Sénégal nous l’avons compris et l’État a fait d’énormes sacrifices pour doter certains établissements — comme le Cyber Campus de l’Université de Dakar— en matériels informatiques où professeurs, étudiants, élèves et simples curieux se rencontrent tous les jours pour apprendre, échanger, se documenter ou accéder gratuitement à des sources d’informations jusque-là réservées à une certaine élite.

C’est vrai que la prise de conscience n’est pas encore effective chez la majorité des Sénégalais en ce qui concerne les technologies éducatives. Par contre chez les intellectuels, les choses bougent de plus en plus. Ici et là, les gens discutent, mettent sur pied de nouveaux Clubs de Solidarité numériques en dehors des Associations traditionnelles qui existaient déjà mais qui ne sont pas très visibles sur l’espace publique, je veux nommer DakarLUG, ASUL, AS3L et la FULL qui fédère toutes ces Associations que je viens de citer.

Aujourd’hui, un mouvement comme l’ASENS de l’École Normale Supérieure de Dakar a fait beaucoup de réunions pour sensibiliser au mieux les professeurs et les étudiants sur l’importance qu’il faut désormais attachée au Libre. Tout le monde comprend maintenant que l’usage des Logiciels libres est incontournable dans tous les secteurs de la vie nationale, particulièrement celui de l’éducation où certains directeurs d’école commencent à utiliser des logiciels performants comme TRIADE ou Gepi pour le suivi et la gestion de leur établissement ; ce qui offre par ailleurs la possibilité de gagner du temps et de permettre aux enseignants et aux parents d’élèves qui le désirent, d’accéder en temps réel, à toutes les informations relatives à un élève ou à un problème concernant la vie de l’établissement.

C’est également le cas à l’école 6B où des enseignants font usage de Gepi pour la gestion efficace des résultats scolaires, la saisie et l’impression des bulletins de notes après chaque devoir ou composition.

À l’école 3C aussi les enseignants font recours aux logiciels Gcompris et VYM qui sont des Logiciels éducatifs à la fois ludiques mais très pédagogiques.

Par ailleurs, d’autres types de Logiciels sont utilisés un peu partout dans les établissements de la Capitale mais nous nous en limitons là pour nous résumer.

Pour ne pas conclure nous dirons qu’aujourd’hui l’État du Sénégal est impliqué au plus haut niveau dans la prise en charge de l’éducation de ses enfants. Beaucoup de moyens sont injectés dans le système mais des efforts restent encore à faire quant à l’équipement des établissements en matériels informatiques et autre ENT, l’extension du réseau Internet dans les autres régions du pays et la connexion de toutes les écoles aux réseau fixe ou Wifi. Du coté des enseignants la prise de conscience est effective et la volonté de travailler plus efficacement est là mais il faut des mesures ponctuelles qui doivent accompagner le processus lentement mais désormais irréversible. Pour cela, des campagnes d’information, de sensibilisation et d’éducation doivent être menées à tous les niveaux pour permettre aux élèves et aux enseignants d’entrer de plein fouet dans l’ère du Logiciel Libre qui offre plus de possibilités et réduise au maximum le temps et les coût financiers.

Biographie simplifiée

Papa SECK est entré très jeune dans l’enseignement public en 1992 après avoir fait une formation pédagogique de 4 ans à l’École Normale Régionale de Bambey. Quelques expériences marquantes de cette époque, de 1998 à 2003 : direction de l’équipe des jeux « Gëstou » de Dakar-Banlieue où les meilleurs élèves de cette zone étaient sélectionnés pour faire des tournois de génie en herbe, une dizaine de classes de CM2, et maintenant de nombreux anciens élèves qui font partie du système.

Il a intégré en 2005 l’École Normale Supérieure de Dakar pour continuer sa formation en philosophie et en pédagogie.

Il a mené des recherches en Sciences de l’Éducation et formé des jeunes enseignants pour la préparation aux concours et examens professionnels organisés par le Ministère de l’Éducation Nationale.

Dans ce cadre, il bénéficie d’une bourse de l’Etat Sénégalais pour faire un Master en NTIC et Enseignement à l’Université de Bordeaux 2 pour l’année scolaire à venir.

Il travaille depuis 2003 sur un projet d’appui aux initiatives locales — sous l’encadrement d’une ONG française et d’une équipe composée d’enseignants, d’informaticiens et d’infirmiers –- pour voir comment on peut améliorer l’éducation, la santé et les conditions de vie des populations du village de Keur Mbir Ndao.

Il est marié et père de 3 enfants. 

Tél. 00221775441244

Courriel : papsek@yahoo.fr