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Les territoires du logiciel libre

Intervenant(s) : Pierre-Amiel Giraud
Date : Vendredi 9 juillet 2010 Horaire : 14h00 Durée : 40 minutes
Lieu : Bat. A22 - Salle 117
Thèmes transversaux : Développement durable

Résumé

Lorsque sont mises en avant les convergences entre logiciel libre et développement durable, il s’agit avant tout de pointer les économies d’énergie et de matériel que permettent de tels logiciels. Bref, il s’agit de montrer que le logiciel libre est structurellement meilleur pour l’environnement que le logiciel privatif. Cependant, il serait dommage de s’en tenir là : les liens sont bien plus profonds. En effet, il ne faut pas oublier que le développement durable fait le pari d’un développement qui produit de la richesse économique mais aussi du lien social, tout en préservant l’environnement. Bref, il s’agit d’un modèle de développement qui propose une vision globale de la gouvernance des territoires. Le logiciel libre, lui aussi, vise à construire des territoires, qu’il s’agisse de territoires virtuels à travers les communautés de développement et d’utilisateurs, mais aussi de territoires beaucoup plus concrets, physiques, à travers de nombreuses actions locales de natures diverses. Ceci ne va pas sans ruptures, tensions et rivalités, auxquelles tous les acteurs et partisans du logiciel libre doivent prendre garde sous peine de voir ces territoires se disloquer, et la libération du logiciel se résumer à celle de son code. Ainsi, il s’agit de montrer que l’approche géographique est pertinente pour aborder le logiciel libre : elle ouvre une voie intéressante, qu’il serait dommageable de négliger, pour l’étude des relations profondes entre logiciel libre et développement durable.

Biographie

Je m’appelle Pierre-Amiel Giraud. Je suis agrégé de géographie, et j’enseigne en lycée près de Bordeaux. Je possède également un M1 de philosophie. Cela fait plusieurs années (depuis 2004) que je m’intéresse au logiciel libre, dont je suis de très près l’actualité. Mon implication se manifeste essentiellement par la participation à des forums d’aide et par une adhésion à l’APRIL et à l’APINC. Je réalise également cette année un M2 de géographie sur le logiciel libre en Aquitaine. Je souhaite ici présenter de manière simple les grandes lignes et les première conclusions de ce travail de recherche.